1980
S’inscrit à la Maison des Artistes. Il recherche la transparence au travers de trompes l’œil. Il pousse la marqueterie traditionnelle à ses limites. La marqueterie classique est contraignante. Faite de juxtaposition de morceaux de placage elle manque de souplesse et bride le créateur dans des à-plats. La première façon dont Georges Vriz s’attaque aux limites de la marqueterie classique est le trompe-l’œil. Cette période est une phase de recherche intense. VRIZ cherche à créer des effets de transparence, des éclats de lumière et à retrouver la spontanéité du trait du peintre lyrique en marqueterie. Plusieurs essais lui permettent de faire reculer les limites techniques de la marqueterie classique comme par exemple la reproduction de l’alphabet d’ERTE. Sa collaboration avec ERTE durera jusqu’à la mort de celui-ci en 1990. Ensemble, ils ont dessiné et fait réalisé une série de meuble (voir collaborations).

1981
Première exposition personnelle à Dourdan (Essonne). Reportage sur FR3.
Rencontre Georges Mathieu. Cette rencontre est déterminante dans sa recherche artistique. Georges Vriz réalisera deux oeuvres de Mathieu en bois sur bois. Par la suite, Georges Vriz réalisera deux tableaux en hommage à Georges Mathieu.
‘’J’ai fait tout mon possible pour être au plus près de l’œuvre et de sa liberté. Le résultat était intéressant, mais je n’ai pas obtenu ce que j’escomptais. J’étais devant mes limites. Pour aller plus loin, pour trouver ma matière et mon champ d’action, il fallait que j’invente une nouvelle technique. ‘’ extrait de VRIZ : La marqueterie, un art revisité. B. Bontempelli, 2002, Editions Atlantica.
1982
Exposition personnelle à Paris Gallart International, Paris en Novembre. Le vernissage est un succès.



1984 Mise au point de la « technique VRIZ ». Marqueterie bois sur bois
Ses recherches sur la transparence ont conduit Georges Vriz à inventer une nouvelle méthode d’utilisation des placages. Elle permet d’obtenir des effets de transparence, des fondus, de la profondeur, et de la lumière. Elle affranchit complètement le marqueteur des contraintes liées aux aplats de la marqueterie classique. Elle permettra à Georges Vriz d’utiliser le bois, son matériau de prédilection, avec la liberté du peintre.
’’Je souhaitais faire disparaître les lignes entre chaque morceau. Comment faire ? C’est terrible quand tu souhaites un flou et que tu restes dans la rigidité. Tout d’un coup, je me suis souvenu de la perce. La perce, en ébénisterie, c’est une faute, un échec. Elle arrive quand, après avoir plaqué, on ponce trop loin, trop longtemps. Si l’on traverse le placage, c’est raté. L’idée m’est venu de coller deux placages l’un sur l’autre et de poncer le premier jusqu’à retrouver celui d’en dessous. J’ai fait tout de suite l’essai, et ça a été la révélation. J’ai senti aussitôt l’intérêt du procédé.’’
Sa première série est consacrée à Venise. Elle est présentée à Paris et à New York en 1984. Cette première exposition est accueillie diversement ; mitigée à Paris devant des marqueteurs bousculés dans leur tradition et des professionnels de l’art condescendant devant cet artisan-artiste, véritable succès à la Galerie Y. Encontre à New York où tous les tableaux seront vendus. Il utilisera cette nouvelle méthode pendant environ 10 ans (1983 à 1994). Cette période de création intense sera marquée entre autre par les séries Venise, Transverticalité, Rêves, Empreintes et Variation sur un carré. Très tôt, Il commence à faire évoluer cette technique en gravant le bois avant d’appliquer un nouveau placage afin de créer des lignes (transverticalité 1987).

1984 Ouvre un cours de marqueterie contemporaine dans le cadre des Ateliers de la Ville de Paris.
Cet atelier devint très vite un creuset d’expérimentation en marqueterie. De nombreux artistes et artisans français, mais aussi étrangers, vinrent à Paris pour suivre son enseignement et apprendre la nouvelle technique de la marqueterie qu’il avait inventée et appelée justement « technique VRIZ ». La transmission était un élément très important pour Georges Vriz. En 1990, il transmet son atelier de l’ADAC à Carole Szwarc qu’il avait formée à sa technique de 1988 à 1990. Carole, marqueteur d’excellence, avait fait son apprentissage avec Yves Josnin (1981-1984) qui lui-même avait appris son métier avec Georges Vriz dans les ateliers Schultz. Georges Vriz enseignera sa méthode dans le monde entier. En 2002, il dira :



‘’La vraie question est d’avancer soi-même et de chercher sa satisfaction personnelle dans la voie qu’on se trace. Pour ma part, je l’ai obtenue quelques fois, grâce à l’outil que j’ai forgé. Je suis heureux que cet outil serve maintenant à d’autres. Et je suis heureux que soit née une filiation. Dans ce monde où l’art n’engendre guère de descendance, je veux bien de cette originalité-là.’’
1985

Il faudra attendre 1985 pour que la profession reconnaisse cette nouvelle technique comme une avancée majeure dans l’histoire de la marqueterie. Jusqu’à la fin de sa vie, il sera invité à donner des conférences et des stages dans le monde entier. Plusieurs années après sa rencontre avec Georges Mathieu, il réussit, grâce à sa nouvelle méthode, à représenter la fougue et la spontanéité du trait au travers du tableau ‘’Espace ‘’. Plusieurs séries de tableaux nous montent la richesse de sa création durant cette période. Sa production rend compte à la fois d’un épanouissement artistique et de recherche intense sur les matériaux. Ses travaux nourrissent plusieurs expositions personnelles ou collectives : transverticalité, rêves, empreintes, variation sur un carré…
1986
Réalise une fresque monumentale sur le Maroc pour le siège de la F.A.O. (Food and Agriculture Organization of the United Nations) à Rome.
1988
Fonde les « Rencontres Internationales de la Marqueterie contemporaine », premier salon de marqueterie internationale. Cet évènement est accueilli dans le 11eme arrondissement de Paris et parrainé par la mairie. Il se poursuivra jusqu’en 2011.

1989
Reçoit la médaille de Vermeil de la Ville de Paris.